CIAC - Nouvelle exposition "Reflets intemporels" - Bourbourg

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REFLETS INTEMPORELS
COLLECTION FRAC HAUTS-DE-FRANCE
Exposition visible du 19 janvier au 21 avril 2019

Pour sa première exposition de l’année le CIAC - Centre Interprétation Art et Culture - a souhaité renouveler sa collaboration avec le Frac Grand Large — Hauts-de France par le prêt d’œuvres d’artistes tels que Ali Hanoon, Roman Signer, Anne Collier,

Hans-Peter Feldmann, Marie Bourget, Owen Morrel, Art & Language et Judy Linn autour de la question de l’image, de son interprétation à sa construction en passant par sa représentation. Au fil de la déambulation dans les espaces, le visiteur sera plongé dans un univers dénué de repères temporels et spatiaux, l’invitant à faire appel à sa propre sensibilité tout en portant un nouveau regard, une nouvelle interprétation des œuvres qui lui font face. Le traite- ment de l’image et de la lumière, les cadrages inhabituels et le choix des médiums artistiques (photographie, dessin, vidéo, installation) provoquent inévitablement des regards croisés et des résonnances entre les œuvres mais également entre l’œuvre et le spectateur, l’œuvre et l’espace, le lieu et le visiteur.

AUTOUR DE L’EXPOSITION

JUDY LINN
UNTITLE (YOGA)
1997
Émulsion aux sels d’argent
32 x 48 cm (Photographie encadrée : 52 x 62 cm)

Judy Linn s’inscrit dans un univers allant à l’encontre de la spectacularisation des images. Nous trouvons à travers ses œuvres des choses simples. Il s’agit pour elle de saisir des scènes de la vie courante, de manière spontanée. Ses œuvres vont s’ancrer dans une atmosphère mystérieuse, plutôt intime. De plus, Judy Linn va venir jouer avec des tons noirs et blancs, des nuances de gris qui vont venir renforcer ce climat et nous laisser une impression de distance. Ses prises de vue n’offrent pas d’indices sur l’époque de la photographie. L’œuvre présentée ici montre deux femmes pratiquant le yoga sur la plage, sans indication de lieu ni de temps. Cette scène nous apparait neutre par l’absence de ces informations, mais aussi par le calme qu’elle induit. La palette chromatique utilisée et le cadrage choisi appuient ce caractère qui échappe au temps. Le spectateur va venir aborder l’œuvre avec recul puisque d’une part son œil n’est pas attiré par les détails et d’autre part l‘angle du tirage offre une vision éloignée.

JUDY LINN
UNTITLE (YOGA)
1997
Émulsion aux sels d’argent
32 x 48 cm (Photographie encadrée : 52 x 62 cm)

Judy Linn s’inscrit dans un univers allant à l’encontre de la spectacularisation des images. Nous trouvons à travers ses œuvres des choses simples. Il s’agit pour elle de saisir des scènes de la vie courante, de manière spontanée. Ses œuvres vont s’ancrer dans une atmosphère mystérieuse, plutôt intime. De plus, Judy Linn va venir jouer avec des tons noirs et blancs, des nuances de gris qui vont venir renforcer ce climat et nous laisser une impression de distance. Ses prises de vue n’offrent pas d’indices sur l’époque de la photographie. L’œuvre présentée ici montre deux femmes pratiquant le yoga sur la plage, sans indication de lieu ni de temps. Cette scène nous apparait neutre par l’absence de ces informations, mais aussi par le calme qu’elle induit. La palette chromatique utilisée et le cadrage choisi appuient ce caractère qui échappe au temps. Le spectateur va venir aborder l’œuvre avec recul puisque d’une part son œil n’est pas attiré par les détails et d’autre part l‘angle du tirage offre une vision éloignée.

ANNE COLLIER
CALIFORNIA POSTER
2007
C-Print 100 x 140 cm

Anne Collier réalise ses photographies à partir de matériaux photographiques existants. L’artiste récolte ici et là des objets tirés des médias de masse et de la culture populaire des années 1960 à 1980. Il s’agit pour elle de réaliser un travail d’archive de la sphère médiatique pré-internet. Ses photographies sont des compositions arrangées semblables à des natures mortes, des vues ayant pour paysages des représentations d’une autre époque, obsolètes et misogynes qu’elle fige. « California Poster » fait partie de cette démarche. Si l’on observe attentivement l’œuvre nous pouvons distinguer les attaches du poster, celles-ci ajoutent un cadre à l’image en créant une nouvelle réalité légèrement modifiée. La palette chromatique nous plonge dans le passé. Une époque où la liberté individuelle pouvait s’exprimer librement sur la plage. La nudité n’a ici aucune portée sexuelle, elle semble naturelle comme les vagues arrivant sur la jeune femme. Cela donne à la photographie un sentiment de liberté, sentiment qui pour nous, spectateurs, ne pourra peut-être jamais exister en réalité. Le travail d’Anne Collier est engagé. Elle analyse par ses œuvres le rôle donné aux femmes dans la photographie. Femmes objets, sujets, mais aussi reflets de cette société passée. L’artiste met en lumière nos liens affectifs et nos souvenirs, avec les images et la façon dont celles-ci nous façonnent.

Hans-Peter FELDMANN
POSTER
1976
Offset lithographie/thin wove paper
Divers formats

Depuis le début des années 1970, Hans-Peter FELDMANN collecte des images empruntées à des documents divers qu’il expose de manière la plus objective possible et exempte de revendication esthétique. Son activité consiste essentiellement à traduire le regard qu’il porte sur l’activité des gens et sur les objets qu’ils produisent. Il se concentre de manière souvent poétique sur les instants du quotidien. Cette œuvre de 1976 consiste en une série de 21 affiches noir et blanc, de différents formats représentant des scènes romantiques. La notion du temps est importante pour lui. Le portrait d’enfant nous questionne sur le temps qui passe, les notions de passage, de rites, de frontières entre deux âges. Il nous interroge aussi sur ces poses familières, ces gestes, ces mises en scène ou décors qui nous réunissent au cœur d’une grande mémoire collective. L’artiste ne nomme ni ne date ses œuvres, les inscrivant dans une continuité que chacun se crée. L’œuvre reste ainsi ouverte à l’interprétation du spectateur.

MARIE BOURGET
LE RÊVE DES CHÂTEAUX DE SABLES
2018
10 lithographies sans titre sur papier Japon
24 x 31 cm chaque

Marie Bourget représente le négatif du réel. Au même procédé que les photogrammes de Man Ray et d’autres artistes du Bauhaus, l’artiste plasticienne se sert d’objets pour en conserver l’empreinte, le négatif visuel, comme une trace laissée sur le papier témoignant d’un passage. La lithographie devient alors reflet figé dans le temps d’une tentative de représentation du réel dans une contrainte d’économie de moyens. Maîtrise d’une «représentation inversée», Marie Bourget crée ainsi des dessins et sculptures avec des matériaux simples oscillant entre perspectives et angles de vues minimalistes afin d’interpeller le spectateur sur un point de vue nouveau de l’objet. De part ces visuels minimalistes imprimés sur papier translucide et fragile, l’artiste nous invite au voyage dans des lieux imaginaires, laissant la liberté à chacun de voir le paysage qu’il souhaite au travers de lignes et signes ludiques.

ROMAN SIGNER
HELIKOPTER AUF BRETT
1999
DVD, vidéo couleur, sonore
Durée : 1’20’’

Roman Signer est considéré comme un artiste-ingénieur utilisant la science, les relations de cause à effet et les lois de la physique pour créer ses œuvres. Il réalise des sculptures d’action, la plupart du temps avec des objets courants qu’il combine et anime en leur donnant une seconde vie, ainsi qu’une inscription renouvelée dans le paysage. Plus que des performances ou des actions, ses œuvres s’apparentent à des sculptures, ce que revendique l’artiste : « La tentative est en elle-même une sculpture. » qu’il présente ensuite sous forme de vidéo. La vidéo présentée ici nous montre une maquette d’hélicoptère, un jouet posé sur une planche de bois flottant sur l’eau et s’approchant de plus en plus dangereusement d’une cascade d’eau. Au moment où la planche de bois bascule dans le vide l’hélicoptère décolle pour se reposer sur la planche en bas de la cascade. Grâce à cette vidéo, Roman Signer utilise ce qui le caractérise, les objets du quotidien se confrontant aux lois de la nature. Aucun indice n’est donné nous permettant d’identifier le lieu et le moment de sa réalisation, cela combiné à l’eau qui s’écoule en continue nous font perdre la notion du temps. Temps qui nous rattrape avec la chute de la planche et l’envol de l’hélicoptère. L’artiste aime agir loin du public laissant la nature et la science comme seuls juges.

OWEN MORREL
ASYLUM
1978
Cibachrome
75 x 101 cm

Petit, Owen Morrel vivait au bord de l’océan Atlantique, il prend dès lors, conscience de l’immensité du monde. Il vient ensuite à vivre et à travailler sur un bateau de pêche. Cette expérience va le guider tout au long de ses œuvres. Son intérêt va être particulièrement porté sur les objets amenant la sécurité.

L’artiste réalise des sculptures spécifiques aux sites choisis, principalement des gratte- ciels, et vient ensuite les photographier avec un cadrage venant appuyer ce qu’il cherche

à montrer. Au sein de ses sculptures urbaines, Owen Morrel inclus la vie environnante. Par un jeu de miroirs, le reflet de la ville fait partie intégrante d’ « Asylum ». Elle représente un objet dont il faut se protéger. La prise de vue est donc nécessaire pour comprendre l’œuvre. Ici, l’angle de la photographie et la sculpture en elle-même mettent l’accent sur le sentiment d’inquiétude. Cette « cage de fer » semble être comme un refuge mais aussi un espace oppressant. A l’intérieur, le spectateur va se sentir pris au piège et pourtant en sécurité face à l’immensité induite par la vue du ciel et celle de la ville.

ART & LANGUAGE
UNTITLED PAINTING
1965
Miroir sur toile
2 x (119,3 x 58,3 x 10,9 cm)

À la fin des années 1960, Art & Language est constitué d’artistes anglais et américains travaillant en équipe pour le développement de l’art conceptuel. Les différents membres du groupe ont écrit un grand nombre de textes qui se veulent l’écho des dialogues ayant inspirés leurs travaux. Les idées et les concepts qui sous-entendent une œuvre d’art sont plus importants que les aspects visuels de l’œuvre en elle-même. Ici, l’art et le spectateur sont directement impliqués par le reflet. On s’interroge sur la nature visuelle de l’œuvre et les stéréotypes relatifs à sa conception. Ces artistes mettent en évidence le mécanisme de la perception en général et nous font prendre conscience que nous communiquons à travers de codes multiples pour témoigner de ce que nous croyons être une réalité.

CARTE BLANCHE
25.02 2019 > 31.03.2019
Caroline Pichon, étudiante de l’École Supérieure d’Art de Dunkerque / Tourcoing (ESÄ) portera un regard sur l’exposition. Avec ses questionnements sur la façon dont l’adolescent investit et s’approprie l’espace public dans lequel il évolue...

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