Chapelle Notre-Dame des ARDENTS de Seninghem

La Petite Chapelle Notre Dame des Ardents de Seninghem date de 1604. Chaque année, au mois de Septembre, a lieu la Neuvaine à Notre-Dame des Ardents. Ce lieu de culte attire toute l'année de nombreuses personnes qui viennent s'y recueillir.

Le MIRACLE des ARDENTS

Au début du XII siècle : Au temps où Lambert était évêque d'Arras, vers l'an 1105, les habitants de Seninghem et de toute la province environnante furent frappés d'un mal terrible qu'on appelait le « feu des Ardents » ou « feu infernal » comparable à la peste, car il brûlait ceux qui en étaient atteints sur toutes les parties du corps. Les extrémités des personnes touchées par la maladie, les membres inférieurs et supérieurs brûlent, noircissent et tombent, comme la gangrène. (Sorte de gangrène sèche due à l’absorption d’ergot de seigle)

Or, il y avait en ce temps-là deux jongleurs, l'un nommé Itier, vivait dans le Brabant, l’autre Norman, dans le Château de Saint-Pol. Ils se vouaient une haine mortelle, car le frère du premier avait été tué par le second.

Une nuit, ils firent tous deux le même songe : une femme vêtue de blanc, la Vierge Marie, leur apparut et leur dit de se rendre en la cathédrale d'Arras. Norman, venant de moins loin, y fut le premier. Il vit tous les malades qui se réfugiaient là, puis il alla raconter à l’évêque le songe qu’il avait eu, mais Lambert crut qu’il voulait se moquer de lui et le renvoya. Itier arriva le lendemain et alla trouver l’évêque lui aussi. Quand ce dernier lui dit que Norman était venu lui conter le même songe, Itier demanda où il se trouvait, car il voulait le tuer sur le champ pour venger son frère. Lambert comprit alors que Marie lui avait envoyé ces deux hommes pour qu’il les réconcilie. Il parla donc à chacun séparément, puis il les mit en présence l’un de l’autre, leur demanda de se donner le baiser de la paix et de passer la nuit en prière dans la cathédrale.

Le dimanche 28 mai 1105 (jour de la Pentecôte), au premier chant du coq, Marie leur apparut et leur donna un cierge allumé, leur demandant de faire couler la cire de ce cierge dans de l’eau, puis de la donner à boire aux malades et d’en verser sur leurs plaies. Elle promit la guérison à ceux qui boiraient cette eau avec foi et confiance en sa parole et sa bonté. Tous les malades qui burent cette eau furent guéris.

Au XV siècle :
Les habitants de Seninghem décidèrent ainsi de déposer la sainte Chandelle dans la chapelle du marché qu’ils se proposaient d’agrandir à cet effet. La chapelle primitive bâtie à l’époque de l’avènement du st cierge à Seninghem, fit donc place à une plus grande construite en 1604 (comme indiqué sur le fronton de la chapelle actuelle).
C’est ici que se place une légende. Voulant modifier le site de la chapelle, les bâtisseurs voient « les matériaux de construction, amassés ailleurs, toujours ramenés sur le site primitif de la chapelle. Les habitants veillent même la nuit suivante mais ne voient rien malgré un nouveau déménagement!»
C’est encore la même chapelle aujourd’hui, elle fait 13 mètres de hauteur, 5,5m de largeur sur 8m de longueur, elle peut contenir une centaine de personnes. Elle est à l’origine ornée au-dessus d’un autel en bois, d’un retable peint, et au-dessus du retable, une statue en bois-ancienne de Notre Dame.

Pendant la Révolution : La cloche datant de 1613, a échappé aux révolutionnaires de 1792. Elle fût cachée dans une écurie, la statue de Notre Dame des Ardents fut transportée en l’église de Seninghem et pour garder cette chapelle intacte, la municipalité de l’époque en fit une prison.

Après la Révolution :
En 1806, le curé de la paroisse rétablit la dévotion à la chapelle de Notre Dame des Ardents.

1923 :
La bannière de Notre Dame des Ardents fût bénie le 9 septembre1923 au cours de la neuvaine par l’abbé Defasques.

1954 :
Dès janvier 1954, d’importants travaux sont entrepris à la chapelle sous l’initiative de l’Abbé Bonnel, curé de Coulomby et Seninghem. Toutes les boiseries qui cachent les murs ainsi que l’autel en bois seront enlevées. Les pierres, mises à nues, sont grattées ou remises à neuf par un artisan M. Averlant de Coulomby.

L’autel actuel et toutes les céramiques fabriqués par les Pères de l’Abbaye Saint-Paul de Wisques furent achetés en partie grâce aux séances de théâtre données par les jeunes de la JAC.

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