Ancienne prison de Bourbourg

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A bourbourg, comme dans tous les bourgs de Flandre, une prison a existé dès l'instant où s'y est constitué une administration et une justice, les deux confiées à un même aréopage , le « magistrat ». Ce système est apparu lorsqu'il a été nécessaire de s'organiser puis de se protéger contre les attaques extérieures, vraissemblablement dans cette région lors des agressions des pirates normands, c'est-à-dire au cours du IXème siècle. Et Bourbourg n'a pu naître qu'au VIIIème siècle au plus tôt, époque où la plaine, inondée depuisle IVème siècle, fut libérée des eaux marines, en partie tout au moins.

Si la date de création d'une prison y reste inconnue, il semblerait qu'elle ait pu se trouver d'abord dans l'actuelle rue de la Paix car celle-ci était nommée aux XVème/XVI « t Vanghenisstraete », terme traduit dans les documents d'époque par « rue des Prisons », (vanghenesse = le prison). Elle devient par la suite « rue des Pucelles » ou « Maegdestraete ».

Ce qui est certain, c'est que le 14 Novembre 1539, la duchesse de Vendosmois, Marie de Luxembourg, dame de Bourbourg, achète à la famille Van der Colme, par l'intermédiaire du bailli Guillaume Rogier, son représentant à Bourbourg, un immeuble sis place du Marché, entre la maison qui jouxte le pont dit « t Vielge brigghe »donnant accès à l'actuelle rue de Gravelines, et l'auberge à l'enseigne « de Zwaene », aujourd'hui pharmacie. Cet immeuble est qualifié dès 1550, selon les documents existants, « de vanghenesse ».

Tout comme la justice, la prison dépendait du seigneur de Bourbourg (le Comte de Flandre, puis ses héritiers de la branche cadette à partir de 1310), en ce sens qu'un de ses vassaux , paré du titre de « cipier héréditaire » (=geôlier hér.), avait à charge , en contrepartie d'une terre (8 mesures contre le Mabiliewech = dans la « Babille », terre dite « fief de la Prison » et de quelques rentes diverses, de « livrer prison au seigneur de Bourbourg pour y mettre prisonniers et ceux qui sont pris pour cas criminel et pour cas civil... et d'estrewellebode (=gardien) de tous les biens qui seront fourfaits au seigneur »(=saisis au profit du seigneur 1458). De ce fief dépendait, pour une rente, la « maison à l'esquier » ou « t Schaeck » ou « l'Echiquier », face au marché au poisson, rente annuelle de deux paires de gants.

La « réédification des prisons » s'effectue les années suivantes dans l'immeuble susdit, aux frais de la ville qui reçoit en compensation une rente annuelle de 104 livres 12 sols parisis du seigneur de Bourbourg, le duc de Vendôme, puis de ses héritiers et successeurs : Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, rois de France. Mais lorsque la « recette des Domaines du Roi » passe aux mains des Fermiers généraux, en 1669, ceux-ci cessent le paiement de la rente, malgré les réclamations du Magistrat de Bourbourg.

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