Lady Emma Hamilton

Emma Hamilton dite lady Hamilton, née Amy Lyons le 26 avril 1765 à Ness dans le Cheshire (Angleterre) et morte le 16 janvier 1815 à Calais (France), est connue pour avoir été la maîtresse de lord Horatio Nelson et le modèle du peintre Georges Romney.

Ce personnage au passé sulfureux , muse de plusieurs peintres anglais de renom, deviendra l'impératrice des écrivains et des cinéastes. Compagne de Lord Hamilton puis, plus tard, de Sir Horatio Nelson qui deviendra le célèbre amiral, elle marque l'histoire de son époque par son ascension fulgurante dans la société londonnienne et par le rôle diplomatique qu'elle joua auprès du royaume de Naples et dans les relations entre l'Angleterre et la France.

Fille de forgeron, Emma Lyon fut domestique, modèle, actrice et danseuse avant que le destin ne frappât à sa porte pour la hisser au fait d’une histoire d’amour qui l’immortalisa.

Emma était extrêmement belle et avait déjà un certain vécu personnel quand elle fut remarquée par sir Charles Francis Greville dont elle devint la maîtresse. Intelligente, spirituelle et élégante, elle apprit vite à se tenir en société. Mais en 1783, Greville, à court d’argent envisagea un riche mariage pour renflouer ses finances. Que faire d’Emma ?

Il persuada son oncle lord William Hamilton, ambassadeur britannique à la cour de Naples, de l’en débarrasser en lui vantant ses qualités d’amante. Collectionneur d’objets d’art et homme raffiné, Hamilton la reçut à Naples comme l’hôtesse idéale de sa maison avant de l’épouser en 1791.

Deux ans plus tard, Horatio Nelson débarquait à Naples pour rassembler des forces contre les Français. Ce fut en tant qu’épouse de l’ambassadeur britannique qu’Emma le reçut.

Elle ne devait le revoir qu’en 1798. Prématurément vieilli, Horatio était dorénavant une légende vivante. Emue par l’état physique de l’amiral, Emma en prit le plus grand soin. Ils tombèrent éperdument amoureux et sir Hamilton toléra, voire encouragea, leur liaison.

Le rappel des Hamilton en Angleterre fut aussi l’occasion du retour de Nelson. Tous les trois s’installèrent sous un même toit, situation qui scandalisait autant qu’elle fascinait. Nelson et Emma eurent une petite fille, Horatia.

Fanny Nelson, épouse d’Horatio, posa un ultimatum à son grand homme de mari qui lui préféra Emma. Les deux amants aimaient et respectaient Sir Hamilton dont le décès en 1803 libéra Emma. Nelson envisageait de divorcer, mais Emma s’y opposait convaincue que cela souillerait la vie d’Horatio. Nelson retourna en mer la laissant enceinte d’un second enfant qui mourut peu après sa naissance en 1804.

21 octobre 1805. Date fatidique qui sonna la mort de Nelson durant la bataille navale de Trafalgar et le début de la déchéance d’Emma.

Brisée de douleur, elle ne put assister aux obsèques d’Horatio dont l’épouse évincée tenait sa revanche.

Contrairement à la volonté de Nelson, son frère refusa de s’occuper d’Emma qu’il abandonna à son sort.

Lady Hamilton épuise rapidement l'héritage de sir Hamilton, elle se retrouve fortement endettée . Elle demanda du secours à la reine Marie-Caroline de Naples dont elle avait été une grande amie et qu'Horatio avait sauvée. Demande restée sans réponse.

Il ne resta bientôt plus rien de la petite pension que lui avait laissé sir Hamilton dont le neveu, Greville, avait hérité la fortune. Les dettes s’accumulèrent et elle connut même l’emprisonnement à ce titre.

Pour fuir ses créanciers, elle partit pour la France et s’installa avec Horatia dans le meilleur hôtel de Calais. Elle se mit à boire, puis, ses ressources s’amenuisant, elle échoua dans une ferme des environs de la ville.

Elle mourut dans la misère le 15 janvier 1815, à Calais. Une plaque est apposée sur l'emplacement de la maison où elle s'éteignit. ("Près de cet endroit/Dans la rue Française/Emma/Lady Hamilton mourut le 15 janvier 1815").

Morte d’une dysenterie amibienne contractée à Naples soit d’une fluxion de poitrine. Quelle que soit la maladie, elle la mena sur son lit de mort au-dessus duquel était accroché le portrait de Nelson en grande tenue.

Un cousin inconnu – Henry Cadogan – qui apparaissait pour la première et la dernière fois dans l’histoire de lady Hamilton, régla les frais d'obsèques : la veillée, la mise en bière, un cercueil en chêne, les prêtres, les bougies et l’enterrement.

Emma fut inhumée dans le petit cimetière de Calais. Une simple croix de bois sur laquelle on avait gravé ces simples mots : « Emma Hamilton, amie de l’Angleterre ». On remplaça cette croix par une pierre tombale qui, déjà en 1833, était décrite dans le Guide de Calais comme : « à demi écroulée et ne présentant plus qu’une inscription tronquée et presque indéchiffrable ».

Lors de la désaffection du cimetière, les restes d’une des plus femmes de son temps disparurent peut-être dans l’ossuaire du nouveau cimetière nord.

La sépulture d'Emma qui ne préoccupa personne a certes disparu depuis très longtemps mais pas son souvenir qui hante encore les mémoires au travers de nombreux ouvrages et films.

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