Colonne Napoléon

La Colonne de la Grande Armée

En mai 1803, après la rupture de l'éphémère Paix d'Amiens, Bonaparte, premier consul, décide de mettre sur pied une expédition contre l'Angleterre.
Pour cela, il rassemble à Boulogne-sur-Mer une troupe de 150 000 hommes qui va s'entraîner pendant deux ans en vue du débarquement. Une flottille est constituée sous le commandement de l'amiral Bruix.

Lors de ses nombreux séjours à Boulogne, l'Empereur réside au château de Pont de Brique.
Ne pouvant assurer sa suprématie navale et ménacé par une nouvelle coalition, l'empereur abandonne son projet en 1805. La Grande Armée part pour la campagne d'Austerlitz.

Erigée en l'honneur de Napoléon Ier, cette colonne a été bâtie à proximité du camp de Boulogne où Napoléon avait réuni des troupes en vue d'une éventuelle conquête de l'Angleterre. Associée au monument commémorant la première cérémonie de remise de la Légion d'honneur, elle constitue le second élément d'une composition monumentale.

Comme le monument de la Légion d'honneur, elle se trouve d'ailleurs sur un axe - axe matérialisé par une longue avenue - qui va de la mer vers l'arrière-pays boulonnais. C'est aussi un jardin historique, malgré les conditions difficiles du bord de mer.

La Colonne de la Grande Armée est faite à l'imitation de la colonne Trajane. Elle a 133 pieds de hauteur, y compris son piédestal et la statue de l'Empereur dont elle est couronnée.

La hauteur du stylobate est de 22 pieds environ, sur 17 à 20 de largeur, suivant le socle ou sa corniche, le fût à 12 pieds de diamètre.

Ce monument élevé en pierre, est revêtu de bronze dans toute sa hauteur. Le stylobate est entièrement garni de bas-reliefs qui le décore. Comme à la colonne Trajane, ils sont composés de trophées à armes de toutes espèces.

A chaque angle de ce piédestal et au-dessus de sa corniche, est un aigle qui soutient une guirlande de lauriers : au-dessus de la porte qui fait face à la grille des tuileries est un cartouche supporté par deux Renommées, et renfermant, gravée en creux, l'inscription qui fait connaître la destination de ce monument.

On pourrait la traduire à peu-près ainsi : "Napoléon empereur auguste, a consacré à la gloire de la grande-armée, cette colonne, monument formé de l'airain conquis sur l'ennemi pendant la guerre d'Allemagne en 1805, guerre qui, sous son commandement, fut terminée dans l'espace de trois mois."
A partir de la naissance du fût de la colonne commence la suite des bas-reliefs qui retracent dans un ordre chronologique les principales actions de la campagne de 1805.

Les premiers représentent le départ des troupes du camp de Boulogne, leur passage sur le Rhin, leur arrivée en Bavière. La plaque 16 représente le jeune Dubois célèbre joueur de flûte en cristal ; il s'y trouve à la tête de son corps ; et ainsi de suite jusqu'à leur retour dans la capitale. Ces bas-reliefs disposés à monter en spirale sont divisés par plaques de 3 pieds de large environ, sur 3 pieds 8 pouces de haut, dimension qu'on a suivie probablement afin que la dilatation du métal fut presque insensible. Ces plaques au nombre de 276 se joignent les unes aux autres en biseau et d'une manière irrégulière, suivant la disposition des figures, s'adaptent au corps solide de la colonne par le moyen d’épaulements forés, ménagés dans la fonte au revers des plaques, et y sont fixées avec des boulons qui entrent dans des travers également forés et scellés dans la maçonnerie.

Un cordon ou jarretière spirale sépare chaque rang de bas-reliefs, et porte l'inscription de l'action qu'ils représentent. Sur le tailloir du chapiteau on a pratiqué, comme à la colonne Antoine, une galerie à laquelle on parvient par l'escalier ménagé dans le noyau de la colonne. Là se trouve le petit dôme ou calotte qui supporte la statue de l'Empereur qui, une main appuyée sur son épée, et tenant de l'autre une victoire, couronne ce monument d'une manière aussi noble que pittoresque.

L'exécution de la colonne a dû présenter de grande difficultés. La juxtaposition des bas-reliefs du fût devait offrir sur-tout des obstacles presque insurmontables. Pour les vaincre, on a imaginé une machine fort ingénieuse : elle consistait dans des calibres composés de pièces de charpente fermant des portions de tambours du diamètre de la colonne. Ces calibres se divisaient en deux parties mobiles sur des arbres ; les uns dans une situation verticale ; les autres dans l'horizontale. Chacun d'eux recevait sa plaque ; puis, par l'effet d'un contre-poids, ces parties se rapprochaient ou s'éloignaient à volonté, jusqu'à ce que les plaques suffisamment ajustées et jointoyées se trouvaient entr'elles dans une parfaite juxtaposition.

Assujetties de la sorte, elles s'adaptent si parfaitement, et sur le fût, et de l'une à l'autre, qu'il ne serait pas possible d'en apercevoir les joints.

La première plaque commence en pointe, et représente la mer à l'horizon, partant ainsi de zéro de hauteur, elle prend figure d'un triangle allongé, représentant d'abord de petites vagues, puis de plus fortes ; enfin la flotille de Dunkerque. Ensuite le passage du Rhin, sur tous les points, par l'armée entière, les 25. 26 et 27 septembre 1805. La vue peut encore faire distinguer très aisément l'Empereur, revêtu de son costume impérial, il adresse à la troupe une proclamation ; en tournant un peu se trouve l'entrevue de S.M. avec le roi de Wurtemberg ; à gauche, on voit le mérite et la valeur récompensés, un dragon reçoit la croix de la légion d'honneur des mains de l'Empereur.

  • Prise du pont de Douaverth, 6 octobre.
  • Prise du pont de Lech, 7 octobre.
  • Combat de Wirtinghen ; prise d'une division ennemie, 8 octobre, on y reconnait l'Empereur
  • Vêtu de la redingotte qu'il porte ordinairement dans tous les combats.
  • Entrée des Français à Augsbourg 9 octobre.
  • Passage du Danube à Neubourg, 9 octobre.
  • Combat de Guntzbourg ; le pont emporté de vive force, 10 octobre.
  • Affaire de Landsberg, 11 octobre.
  • Entrée des Français à Munich ; prise du pont et de la position d'Elchingen, 12 octobre.
  • Combat de Langueneau, 13 octobre.
  • Combat de Haag et de Wasserbourg ; prise d'un parc d'artillerie, 15 octobre.
  • Prise de Memmingen, 15 octobre.
  • Combat de Veresheim, 17 octobre.
  • Capitulation de la ville d'Ulm, 17 octobre. On voit dans la place d'armes de cette ville,
  • Le général en chef commandant la place, ainsi que son état-major : ils déposent leurs épées entre les mains de S.M.
  • Combat de Nordhingen ; 18 octobre.
  • Combat de Nuremberg, 21 octobre.
  • Passage de l'Iser, 26 octobre.
  • Passage de l'Inn, 27 octobre.
  • Affaire de Muhledorff, 28 octobre.
  • Entrée des Français à Salzbourg, 30 octobre.
  • Entrée dans la ville et citadelle de Braunau, 30 octobre.
  • Combat de Mérobach, 31 octobre.
  • Combat de Lambach, 1er novembre 1805.
  • Prise de Wels et de Lintz, 2 novembre.
  • Prise du fort de Passling, 2 novembre.
  • Passage de la Trann ; prise de la ville d'Ersberg, 3 novembre.
  • Passage de l'Enns et prise de la ville, 3 nov.
  • Prise de la ville de Steyer, 4 novembre.
  • Combat de Lioven, 5 novembre.
  • Combat d'Amstetten, 6 novembre.
  • Affaires de Freydstadt et de Mattahausen, 7 novembre.
  • Combat de Giulay, 8 novembre
  • Combat de Marisnzell, 8 novembre.
  • Prise des forts Scharnitz et de Neustark, 9 novembre.
  • Entrée à Inspruck, 9 novembre.
  • Combat de Diernestein, 11 novembre.
  • Entrée des Français dans Vienne, 13 novembre. Les principaux magistrats de la ville viennent présenter les clefs à l'Empereur ; on reconnaît, par la ressemblance parfaite, le prince Murat, il porte l'uniforme polonais.
  • Capitulation de la ville et de la forteresse de Kuflstein, 14 novembre.
  • Prise de Sotokereau, 14 novembre.
  • Entrée des Français à Presbourg, 16 nov.
  • Combat de Waldermuncher, 16 novembre.
  • Combat de Luntersdorff, 16 novembre.
  • Prise de Clausen et de Brixen, 16 novemb.
  • Prise de Znaim, 17 novembre.
  • Combat de Brunn, 18 novembre.
  • Combat d'Olmutz, 20 novembre.
  • Prise de la ville de Brisen, 23 novembre.
  • Prise de la ville d'Iglau, 28 novembre.
  • Bataille d'Austerlitz, 2 décembre 1805.

Sur un de ces bas reliefs, vous voyez l'Empereur des Français et le prince Dolgorouski ; la plaque suivante représente S.M. visitant les bivouacs ; un grenadier se présente à lui, et jure de célébrer l'anniversaire de son couronnement.

En suivant, voyez l'Empereur environné des maréchaux de l'Empire ; il désigne à chacun la position qu'il doit prendre pour la bataille mémorable d'Austerlitz.

L'idée de la construction de cette superbe colonne, élevée à la gloire des armées françaises, appartient entièrement à S.M. l'Empereur des Français, qui a bien voulu en confier la direction à M. Denon, d'après les plans de M. Lepère, architecte. Ce monument a été commencé dans le courant du mois d'août 1807, et a été terminé dans le courant du mois d'août 1810.

Un autre monument, que nous devrons encore au bienfaits de S.M. va s'élever majestueusement au milieu de la Seine, adossée au Pont-Neuf, sur la plate forme où était le café Pâris.

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