Castelnau-de-Montmiral (Tarn)

Castelnau-de-Montmiral
Situé à 32 km d'Albi

Classé parmi Les Plus Beaux Villages de France, la bastide de Castelnau-de-Montmiral a été fondé en 1222 par Raymond VII, Comte de Toulouse.

Juché sur son éperon rocheux, le village est un véritable guet d'observation qui connaît au Moyen Âge, un essor remarquable et voit s'édifier un château seigneurial doublé d'une imprenable forteresse.

Cette bastide dont le nom signifiait à l'origine « le mont d'où l'on voit » à conservé toute l'authenticité d'un village médiéval : sa place à arcades, fort typique, ainsi que de jolies ses maisons médiévales restaurées, ses ruelles en pente, la place entourée d'arcades où il fait bon prendre un café après avoir flâné autour des étals du marché ?

Vue imprenable sur la campagne tarnaise Castelnau-de-Montmiral couronne un promontoire qui domine le vignoble de Gaillac.

Bordée sur quatre côtés de maisons sur arcades en ogive, la place centrale est une petite merveille d'architecture médiévale. Intime et conviviale, elle est l'endroit où l'on aime se retrouver pour déjeuner ou prendre un café à l'une des terrasses à l'ombre des couverts.

L'église Notre-Dame de l’Assomption

L'église de Castelnau-de-Montmiral date du 15ème siècle où l'on conserve la croix de Montmiral, cadeau de Charles d'Armagnac. Richement ornée de pierres précieuses, cette croix de 7 kg symbolisant l'Ancien et le Nouveau Testament est vénérée depuis le 15ème siècle.

Le clocher de forme carrée avait à l’origine dix toises de hauteur ; il était surmonté d’une flèche en charpente recouverte de tuiles qui s’achevait à 27 mètres de haut par un coq en fer forgé.

Bien que solidement bâti, la lourde flèche exposée à tous les vents provoqua de dangereux mouvements dans la maçonnerie. La flèche fut alors remplacée par deux petites tourelles. Elles mêmes démolies en 1873 et 1928. Le toit fut alors remplacé par une dalle de ciment.

L’église conserve deux parties des XVe et XVIe siècles (sanctuaire, deux chapelles et quelques fenêtres en ogive trilobée).

Les voûtes de l’église Notre-Dame de l’Assomption sont ornées de fresques du XIXe siècle, représentant des scènes de la vie de la Vierge Marie.

Retable du XVIIe siècle du maître-autel
Ce retable en bois sculpté, peint et doré présente trois compartiments délimités par quatre colonnes pamprées à chapiteaux corinthiens. Il provient originellement de l’Abbaye cistercienne de Candeil détruite à la révolution

Au centre, toile représentant la Crucifixion avec la Vierge, Marie-Madeleine et saint Jean.

Dans les compartiments latéraux, deux statues d’apôtres installées chacune dans une niche cintrée.

Croix reliquaire des comtes d’Armagnac

Véritable chef d’œuvre de l’orfèvrerie religieuse, ce trésor a fait partie des plus beaux de France et a rejoint une exposition au Grand Palais à Paris.

Vous pourrez la contempler à l’intérieur de l’église Notre-Dame de l’Assomption.

Elle fût pour les Montmiralais l’objet d’une très grande dévotion car elle contient une parcelle de la croix du Christ et diverses reliques des Apôtres.

Aussi fut-elle mêlée à la vie religieuse et à la vie civile de la communauté. Le Vendredi Saint, elle était portée en procession ; pour la fête de la Sainte Trinité, toutes les autorités constituées ainsi que les corporations et confréries (des tisserands, agriculteurs, cordonniers,…) suivaient la marche triomphale des reliques au travers des rues de la cité. Cette croix sortait aussi pour la procession solennelle qui commémorait jusqu’en 1840 la défaite des protestants de 1586.

À l’époque de la Révolution, un prêtre avait la garde de la croix ; d’abord cachée dans une remise, elle fût ensuite déposée, couchée sur un lit de mortier de plâtre dans un silo creusé au pied des murs du château.

C’est là, que la tourmente révolutionnaire passée, un porc cherchant sa nourriture, la retrouva d’un coup de groin vraiment providentiel !

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